Sur le terrain

L’ICI développe actuellement des projets innovants ayant pour objectif de donner une pleine autonomie aux populations locales bénéficiaires dans le respect de leurs coutumes locales, de leur culture et des contraintes climatiques auxquelles ces populations doivent faire face aujourd’hui. L’ICI veille à ce que les communautés deviennent autonomes à terme, une fois la phase pilote lancée.

Reforestation & Agroforesterie

Madagascar

Madagascar se situe dans l’Océan Indien, à l’extrême sud du continent africain, à environ 8500 kilomètres de l’hexagone et près de 400 km des côtes d’Afrique de l’est. Madagascar dite « l’île rouge », surnom lié à la latérite des Hauts Plateaux, est la cinquième île du monde en terme de superficie (près de 580 000 km2). La nature malgache abrite une immense diversité animale dont 80% est endémique, et végétale avec des hautes terres au nord, des forêts tropicales à l’est et une savane désertique au sud. Toutes ces régions connaissent une saison des pluies d’octobre à avril et une saison sèche d’avril à octobre, qu’on pourrait respectivement surnommer été et hiver. Le territoire malgache est à 20 % recouvert de forêt, soit 13 millions d’hectares.

Madagascar constitue l’un des pays d’Afrique les plus affectés par les conséquences du changement climatique et subit en moyenne 3 cyclones par an. Par ailleurs, la déforestation ravage le pays depuis des décennies. Entre 50 000 et 100 000 hectares de forêts sont détruits chaque année ayant pour conséquences d’importants problèmes d’érosion des sols et de perte de biodiversité. Selon le CIRAD, le centre de recherche agronomique français pour le développement, 44 % des forêts naturelles auraient disparu en 60 ans.

Cette disparition, considérée comme l’une des plus préoccupante du monde tropical, est liée à la pratique de techniques agricoles ancestrales comme la culture sur brulis, à l’exploitation de charbon de bois pour la cuisson ou encore l’exploitation de ressources naturelles comme les minerais ou le bois précieux. Il s’agit aussi de feux de dissimulation, utilisés par les voleurs de zébus pour masquer leurs traces mais aussi de feux dits de mécontentement politique : une communauté met le feu à la brousse ou la forêt afin d’exprimer son insatisfaction devant telle ou telle décision politique ou administrative. Face à ce phénomène d’une ampleur nationale, l’état n’a pas encore déployé de plan de lutte global, rigoureux et coercitif contre ces pratiques. Et les actions de reforestation sont pour l’instant le seul fait des ONG et des organisations internationales. C’est dans ce contexte que l’ICI lancera debut 2021 un programme d’agroforesterie communautaire au centre du pays avec un partenaire local. Parmi les essences d’arbres qui seront plantées, on peut citer la cannelle, le ravintsara (ou camphre malgache), le caféier, le cacaoyer, le giroflier, les baies roses, les avocatiers, les bananiers, les acacias, etc.

Bangladesh

Le Bangladesh est l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique mondial. La plantation d’arbres est une partie importante de la lutte contre le changement climatique. Un pays doit avoir une couverture forestière d’au moins 25 pour cent de sa superficie totale pour maintenir l’équilibre de l’environnement. Cependant, la superficie forestière totale du Bangladesh est inférieure à 10 pour cent. Il est très petit par rapport à la grande population du pays. La taille de la forêt diminue de jour en jour. Selon les écologistes, environ 150 000 arbres sont coupés chaque jour dans le pays. Et seuls 30 000 sont plantés. Si cela continue, le pays se transformera en désert dans les 50 prochaines années. Une plantation massive de plantes médicinales peut jouer un rôle vital dans le maintien de l’équilibre écologique du pays. Bien que la science médicale se soit beaucoup améliorée à l’époque moderne, la demande d’herbes augmente de jour en jour. Au Bangladesh, le marché des produits à base de plantes a augmenté dans une large mesure. De nombreux produits à base de plantes sont fabriqués par les plus grandes sociétés pharmaceutiques. Des distributeurs de kits biologiques, des engrais organiques et des produits de soin biologiques sont également fabriqués à partir des feuilles, des fruits, des graines et des écorces d’arbustes médicinaux.

Un programme pilote sera lancé au premier semestre 2021 en partenariat avec deux associations locales, avec la participation de populations rurales dans le but planter environ 200.000 arbres médicinaux dans les zones rurales du sud du Bangladesh. Un accord avec l’autorité gouvernementale locale sera conclu pour attribuer les bords des routes rurales aux personnes sans terre pendant une durée de 10 à 15 ans.

Le but du programme pilote est d’avoir un impact positif sur l’écologie locale et la conservation de la biodiversité ainsi que d’améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs pauvres et des personnes sans terre grâce à la génération de revenus.

Mali

Un projet pilote, porté par l’ICI, vise à permettre à 150 familles maliennes précaires vivant dans la périphérie de Bamako (Mali), et comprenant des candidats à la migration ou des candidats de retour après un échec de leur migration, de se développer et de s’émanciper par de l’agroforesterie familiale. Ce projet est innovant car il permet le développement de nouveaux modes de consommation notamment en matière de chauffage avec du charbon vert et l’adoption de fours de cuisson améliorés, et enfin par le développement d’activités génératrices de revenus (AGR) au sein de la parcelle (maraîchage, fourrage, bois, petit élevage, fruits). La combinaison de plantations d’arbres fruitiers, de plantes fourragères et de maraîchage permettra d’échelonner et de diversifier les revenus issus de l’activité.

La mise en œuvre de ce projet sera accompagnée par des formations en activités liées au développement durable.

MANGROVE generation

Mangrove generation est un site d’information sur la mangrove, entièrement créé par les étudiants de Sciences PO Saint Germain-en-Laye, en stage de coopération à Sumatra, en Indonésie au cours des années 2019 et 2020. Inquiets pour cet écosystème menacé, ils ont écrit ceci : « Plus nombreux nous sommes à être conscients de l’importance de la mangrove dans nos écosystèmes, plus nous aurons de chances de la protéger ». Ce site, aujourd’hui traduit en anglais et en Indonésien, est diffusé au plus grand nombre afin que le public jeune ou moins jeune soit conscient de l’importance de la mangrove dans nos écosystèmes.

Toilettes à compost

Ce programme pilote s’inscrit dans un contexte international de réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030.

Ce programme pilote s’inscrit dans un contexte international de réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030, dont l’objectif 6 relatif à l’eau invite les gouvernements et toutes les parties prenantes à “garantir l’accès de tous à de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau”.

Mali

La problématique de l’accès à l’assainissement constitue un facteur de risque majeur pour la santé des populations maliennes. Cela affecte en priorité les populations pauvres tant en milieu rural qu’urbain, dont plus de la moitié souffre de maladies chroniques liées au déficit d’accès à un système d’assainissement adéquat.

Au Mali l’ICI, déploie actuellement un projet pilote de toilettes à compost (TAC) dans les communautés rurales, urbaines et périurbaines dans les régions de Mopti, Koulikoro et Bamako. Au-delà solutions sanitaires qu’il apporte, ce projet crée une dynamique économique permettant l’accès à moindre coût au fertilisants agricoles au travers de la valorisation des excrétas en compost. Ils constituent une plus-value considérable tant au niveau de la sécurité alimentaire que sanitaire (utilisation réduite d’intrants agricoles chimiques).

Au cours de la phase pilote du projet démarré en 2019, 53 TAC ont été mises en place dont 42 en milieu rural, 10 en milieu périurbain, 1 en milieu urbain.
Une fois le projet pilote terminé, le projet sera répliqué à plus grande échelle au Mali et lancé simultanément au Burkina Faso

Acteurs

L’Institut de Coopération Internationale est le porteur et l’accompagnateur de ce projet. En partenariat avec les comités villageois, le Conseil régional et la commune de Mopti.

Burkina Faso

Au plan national, des initiatives ont été mises en place comme le programme national d’Assainissement des eaux usées et des excrétas (PN-AEUE) ayant pour objectif d’enrayer la problématique de la défécation à l’air libre (DAL) et du développement des maladies diarrhéiques en 2016.

Le projet des Toilettes à Compost (TAC) porté par l’ICI s’inscrit dans cette logique d’accès à l’assainissement à la population Burkinabé tout en promouvant un modèle économique durable faisant directement des citoyens les premiers porteurs de ce projet. Les zones ciblées pour l’implantation de TAC se situent dans un périmètre de 50km autour de la capitale Ouagadougou.

Acteurs

L’Institut de Coopération Internationale est le porteur et l’accompagnateur de ce projet. L’ICI coordonne la mise en œuvre de toutes les phases du projet avec les partenaires nationaux et internationaux.

A l’échelle nationale nous planifions de coopérer avec des instances gouvernementales, comme le Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles, par le biais notamment de la Chambre des métiers et de l’Artisanat du Burkina Faso, de la Chambre national d’agriculture ainsi que de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. Enfin le projet prévoit de prendre directement appui sur les groupements villageois et coopératives des villages concernés.

Ecoles & Climat

L’introduction d’écoles flottantes au Bangladesh dans zones inondées aura pour but d’offrir aux enfants âgés de 4 à 6 ans la possibilité d’avoir un accès sûr et facile à l’éducation de la petite enfance gratuitement à l’intérieur de bateaux aménagés.

Au Bangladesh, les deux tiers du pays sont des zones humides et traversées par plus de 230 rivières, ce qui rend le pays vulnérable à l’érosion des berges, aux inondations et à l’engorgement. Le pays a souffert d’inondations dévastatrices au cours des 20 dernières années, en partie à cause du système fluvial Gange-Brahmapoutre, mais surtout à cause des effets des conditions climatiques changeantes telles que les fortes pluies, la fonte des glaciers himalayens et l’augmentation du niveau de la mer. Par conséquent, une grande partie des plaines inondables du pays est submergée pendant huit mois par an. Cela constitue un obstacle majeur à l’éducation des enfants vivant dans les zones basses. Chaque année, environ 8 000 écoles sont submergées par les eaux de crue et un cinquième d’entre elles deviennent inutilisables après avoir été endommagées par les torrents.

Dans ces régions, de nombreuses familles n’ont pas les moyens de payer le bateau ou tout autre moyen de transport supplémentaire pour envoyer leurs enfants à l’école. Par conséquent, les enfants de ces zones de basse altitude sont privés d’éducation de la petite enfance, manquant une occasion cruciale d’acquérir les connaissances et les compétences dont ils ont besoin pour réussir dans les écoles primaires et secondaires.

L’introduction d’écoles flottantes dans ces zones inondées aura pour but d’offrir aux enfants âgés de 4 à 6 ans la possibilité d’avoir un accès sûr et facile à l’éducation de la petite enfance gratuitement à l’intérieur de bateaux aménagés.

Le programme « IDEES »

Ce programme d’Innovations pour le Développement Economique, Environnemental et Social (IDEES) dans les pays du Sud prévoit des projets reliant le développement économique et la protection de l’environnement. Des projets portant sur les fours solaires, le charbon vert, le recyclage des plastiques, etc… sont à l’étude.