Un arbre, Une école. Des arbres Ici et là-bas…

Un arbre, Une école. Des arbres Ici et là-bas…

Ca y est, notre projet « Un arbre, une école » est lancé ! En octobre 2022, les écoles primaires de France vont planter un arbre dans leur cour, grâce à notre campagne nationale portée conjointement par l’association GNSA et l’ICI.

L’objectif de ce projet est d’inviter toutes les écoles primaires de France à planter un arbre dans sa cour ou à proximité un jour donné, afin d’accélérer la prise de conscience des élèves à l’importance de l’arbre, pilier du monde et ainsi renouer le lien du public scolaire avec les bienfaits de la nature. Le plant d’arbre sera mis en terre en octobre 2022 par les services techniques des mairies, simultanément dans chacune des écoles engagées dans cette opération. Cette date marque les derniers jours de la semaine du développement durable en France.

En protégeant un arbre à l’échelle de leur microcosme scolaire, il est plus facile pour les enfants de se sentir directement concernés par la problématique environnementale mondiale. C’est ainsi que l’éducation à l’environnement pratique devient un apprentissage élémentaire, de base, au même titre que lire ou compter.

En parallèle de cette initiative, l’Institut de Coopération Internationale s’engage à planter le même  nombre d’arbres dans des écoles au Sahel, dans les pays de la barrière verte où l’association intervient.  Contre le phénomène de désertification au Sahel, la meilleure arme est l’arbre : il fixe les sols ; accroit leur fertilité ; contribue à leur humification et fait obstacle au vent qui charrie le sable.

Le célèbre botaniste Francis Hallé parraine le projet. Yann Arthus-Bertrand le soutient également, sa fondation GoodPlanet appuie le projet.

Cette journée dédiée à la plantation d’un arbre dans les écoles sera amenée à être répliquée d’année en année. Si ce projet obtient le succès escompté à terme, il sera dupliqué dans d’autres pays d’Europe.

Soutenez-nous dans cette opération en relayant notre campagne de financement participatif sur la plateforme BlueBees : https://bluebees.fr/fr/project/889-ici-ong 

 

 

Retour sur la mission exploratoire de notre directeur, Hervé, au Bénin

Retour sur la mission exploratoire de notre directeur, Hervé, au Bénin

Du 24 mai au 3 juin, Hervé Dubois, Directeur de l’I.C.I a rejoint le tout nouvellement nommé Délégué de l’ICI au Bénin, Benjamin Lebault, pour y effectuer une mission exploratoire. Les objectifs de cette mission étaient multiples.

D’abord, il s’agissait pour Hervé et Benjamin d’évaluer la possibilité de dupliquer à Djougou dans le nord du Bénin, le projet toilette à compost « TAC » dont la phase pilote vient de s’achever à Mopti. Le fait que cette phase pilote se soit avérée plus que concluante a encouragé l’ICI à vouloir déployer ce prototype au Bénin, où les questions d’assainissement et de défécation à l’air libre font partie des préoccupations principales de la population et des autorités. L’objectif de cette mission était notamment de sonder les communautés et autorités locales de la région ciblée pour le projet. Bilan : les premiers retours issus des entretiens menés sont très encourageants. Et ce, aussi bien du côté des techniciens de la mairie (Directeur des Services Techniques, Directeur de la Gestion Urbaine) que des bénéficiaires. Les maraichers locaux se sont montrés particulièrement intéressés, en se positionnant déjà comme des acheteurs du compost biologique qui sera produit dans le cadre du projet TAC.

 

L’objectif était également de confirmer la faisabilité de mettre en place un projet agroécologique à Tanguiéta dans le nord du pays. Hervé et Benjamin sont allés à la rencontre de deux ONG locales, afin d’identifier quelle serait la plus pertinente pour porter le projet là-bas et ainsi devenir le partenaire local de l’ICI au Bénin.

L’ONG qui a été privilégiée dans le cadre de ce projet est spécialisée dans la promotion de l’agroécologie, des activités génératrices de revenus respectueuses de l’environnement, et dispose d’une ferme école –d’ailleurs visitée par Hervé et Benjamin. Ces derniers ont également pu visiter plusieurs terrains potentiels pour le déploiement de ce nouveau projet, qui pourra être lancé dans quelques semaines au vu du bilan très concluant de la mission.

Visite de la ferme école

En outre, un autre objectif de cette mission était de rendre visite à une autre ONG locale, implantée en banlieue nord de Cotonou, afin de poursuivre les discussions entamées il y a plusieurs semaines et de déterminer les axes principaux d’un futur partenariat avec l’ICI.

La structure bénéficie d’une grande expérience dans l’accueil de volontaires et devrait devenir une structure d’accueil dans le cadre du programme BANCO, pour la prochaine session prévue fin 2021. L’équipe de l’ICI étudie également la possibilité de participer à un projet axé sur la reforestation et la préservation de la Réserve Naturelle Communautaire de Sitatunga – déjà initié par l’ONG locale.

Finalement, Hervé et Benjamin sont allés à la rencontre d’Ebbane et Chloé, deux étudiantes de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, parties en stage au Bénin. Après avoir pu échanger un moment avec ces dernières, l’ICI est ravi de constater qu’elles semblent toutes deux prendre beaucoup de plaisir et apprendre énormément au sein des ONGs dans lesquelles elles travaillent actuellement.

Solution sanitaire innovante de l’ICI au Mali : les Toilettes à Compost.

Solution sanitaire innovante de l’ICI au Mali : les Toilettes à Compost.

 Au Mali, environ 75% de la population dépend aujourd’hui de l’agriculture pour son alimentation et ses revenus. Or, le pays, pourtant peu émetteur de gaz à effet de serre (GES), subit déjà les conséquences du changement climatique : on y observe des phénomènes météorologiques inhabituels comme des sécheresses plus sévères ou encore des précipitations extrêmes pendant la saison des pluies. Au-delà de la problématique environnementale, le Mali est en proie à une instabilité politique et sécuritaire depuis 2012, entrainant des flux de populations forcés vers les zones épargnées du sud. Cette dynamique n’est pas sans conséquence : on assiste à la saturation de villes déjà surpeuplées. De fait, les terres maliennes et les conditions sanitaires de ces dernières se dégradent, accentuant la situation de précarité de centaines de milliers de Maliens. En conséquence de ce contexte de précarité extrême et de combinaisons de crises, les jeunes restent trop souvent sans alternative ni perspective d’avenir.

 

Depuis 2017, l’ICI intervient au Mali auprès de jeunes de la 5ème région pour les former aux métiers de l’eau, de l’énergie, et de l’informatique au sein de son Centre de formation situé dans le village artisanal de Mopti. A son échelle, l’ICI participe ainsi à créer une perspective d’avenir locale pour des jeunes dans le besoin. Sur le plan sanitaire, l’ICI s’est engagé depuis 2019 avec ses partenaires locaux et institutionnels dans un projet pilote de construction et de mise à disposition de toilettes à compost (TAC) dans les communautés péri-urbaines de Mopti. Dans un contexte actuel où l’assainissement reste la problématique majeure dans cette région, l’ICI propose un système simple et efficace, qui permet d’améliorer concrètement le quotidien des populations locales en venant remplacer les latrines traditionnelles familiales ou collectives, parfois insalubres. La construction des TAC présente également des intérêts considérables sur le plan social, écologique et économique. L’utilisation des TAC permet aux familles de bénéficier d’un cadre de vie assaini et d’un environnement familial protégé. Grâce à un système de compostage, les TAC permettent une valorisation des déchets en engrais organique : les sols sont alors enrichis et les productions agricoles optimisées. Enfin, le compost produit amène la possibilité disposer ou de vendre de l’engrais naturel et de qualité, et donc de dégager une activité génératrice de revenus pérenne.

 

Aujourd’hui, le bilan est plus qu’encourageant. Les TAC ont été largement acceptées par les communautés locales bénéficiaires, qui ont le sentiment d’une grande revalorisation sociale. Les acteurs institutionnels locaux soutiennent d’ailleurs avec enthousiasme ce projet. Afin de renforcer cette dynamique et d’en élargir l’impact, l’ICI, plus que jamais convaincue par cette solution sanitaire innovante, entame désormais la deuxième phase du projet : le déploiement des TAC à grande échelle.

 

Iris Lassus et Léo Bonnet Colombet

Chargés de projet

NOS FORÊTS SONT VITALES

NOS FORÊTS SONT VITALES

Les Nations Unies ont déclaré le 21 mars Journée internationale des forêts à la fin de 2012, dans le cadre d’un effort mondial visant à faire connaître à la fois la valeur et la situation critique des terres boisées du monde entier. Partout dans le monde, sont organisés des évènements pour protéger, valoriser et célébrer les forêts.

Neuf ans plus tard, le 21 Mars 2021, la situation forestière à l’échelle planétaire est pourtant toujours aussi alarmante, si ce n’est plus : selon le World Ressources Institute (WRI), 80% de la couverture forestière mondiale originelle a été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années. Au total, quelque 129 millions d’hectares de forêts ont été perdus depuis 1990 (source FAO).

 

Pourtant, les forêts sont indispensables à la vie. Elles sont de véritables réservoirs de biodiversité (80% de la biodiversité terrestre), tout en étant de puissant puits de carbone. C’est d’ailleurs 40% du carbone terrestre issu d’activités humaines qui est stocké dans la végétation et les sols des forêts. Plus encore, elles permettent de réguler les températures et l’humidité grâce à l’évapotranspiration des arbres. Elles aident également à fixer les sols grâce aux systèmes racinaires des arbres qui les composent. Ces derniers peuvent, par ailleurs, recourir à la phytoremédiation pour éliminer certains polluants : les arbres peuvent retenir les toxines ou les dégrader pour les rendre moins dangereuses et participent ainsi à la dépollution des sols. La liste des services que nous rendent les forêts est déjà longue, alors que bien loin d’être exhaustive !

 

L’Institut de Coopération Internationale (ICI) croit profondément au pouvoir des arbres et de la reforestation en tant que rempart naturel et indispensable au réchauffement climatique. Récemment, notre programme IDEES (Innovations pour le Développement Economique, Environnemental et Social) a vu le jour. Ce dernier prévoit des projets reliant le développement économique et la protection de l’environnement, et nous permet ainsi de placer les enjeux environnementaux au cœur des priorités de notre association. Pour l’équipe de l’ICI, porter des programmes de reforestation ne signifie pas seulement planter des arbres : il s’agit de sensibiliser les communautés bénéficiaires à l’importance d’en prendre soin tout au long de leur croissance et de les laisser en terre afin qu’ils servent de puits de carbone localement pendant des décennies. Il s’agit aussi de créer des activités génératrices de revenus durables autours de la culture et la récolte de ces arbres (fruits, feuilles, écorces…) pour les communautés bénéficiaires.

Afin de limiter la déforestation des milieux, nous cherchons aujourd’hui à développer dans les villages des pays où nous intervenons des alternatives au bois de chauffe ou de cuisson comme le charbon vert, ou encore les foyers de cuisson améliorée. Partout où nous allons, nous sommes donc guidés par une même obsession : contribuer à la préservation de l’environnement, et en particulier des forêts, en plantant des arbres pour le bien des générations présentes et futures.

En ce jour particulier, prenez le temps de réaliser l’importance de la préservation des forêts pour le monde de demain, et comme l’ICI, mobilisez-vous pour planter des arbres et les protéger !

Iris Lassus, Chargée de projets environnement

Au Mali, deux grands hommes viennent de mourir.

Au Mali, deux grands hommes viennent de mourir.

En moins de deux mois, le Mali, déjà traumatisé par une situation politique et sociale dramatique, vient de perdre deux hommes d’état capables de soigner le Mali du malaise suicidaire qu’il vit depuis de nombreuses années.

Amadou Toumani Touré et Soumaila Cissé, deux hommes très différents, au départ l’un était officier militaire et l’autre ingénieur informatique, avaient en commun ce sens aigu de la démocratie et du service de l’état. Leurs carrières politiques exceptionnelles et leurs carrures internationales donnaient à ces deux personnalités la capacité et la crédibilité pour sortir le Mali de l’ornière.

Autrefois opposants, ils avaient tous deux un seul but politique : la paix pour la reconstruction de leur pays. Après la chute d’Ibrahim Boubacar Keita, récemment destitué par les militaires et la libération début octobre de Soumaïla par les Djihadistes du Nord, nous pensions tous que ces deux hommes d’expérience pouvaient avoir un rôle à jouer pour l’apaisement et la réconciliation dans ce beau pays. Ces deux personnalités étaient capables d’apporter à la fois l’espoir pour des millions de Maliens, traumatisés par le terrorisme florissant sur le terreau de la pauvreté, et la confiance de la communauté internationale.

Nous espérons tous qu’une génération nouvelle et vertueuse redonne au Mali toute sa grandeur mais, pour avoir connu ces deux hommes, dont je respectais beaucoup le tact, la rigueur et l’expérience, le Mali vient de perdre deux grands hommes d’état.

L’année 2020 aura été une année terrible pour le Mali avec de tristes records en termes de pauvreté, d’insécurité et d’instabilité politique sanctionnés par un coup d’état militaire. Et pour couronner le tout, une situation sanitaire alarmante où la Covid revient en force en cette fin d’année.

Je ne sais pas ce que 2021 nous réserve, espérons seulement que les femmes et les hommes au pouvoir aujourd’hui au Mali puissent, par des actions politiques et économiques fortes, ralentir la montée de l’extrémisme religieux promettant un avenir meilleur à ceux qui continuent de souffrir dans les campagnes.

 

Écrit par Hervé Dubois, Paris le 26 décembre 2020.

© image ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

Amadou Toumani Touré, décédé le 10 novembre 2020 suite à une intervention chirurgicale.

Soumaïla Cissé est décédé de la Covid le 25 décembre 2020.